La Timba

Les origines de la timba

La timba a son origine dans la rumba cubaine. Derrière les trompettes et le rap, on entend toujours les rythmes africains qui ont pratiquement demeurés inchangés au fil des ans. Bien entendu, la timba ne se limite pas à cela. En fait, la densité sophistiquée est l’un de ses traits distinctifs. N’oublions pas que nous parlons de musique composée pour de très nombreux instruments.

Dans les années 1940 et 1950, certains musiciens cubains sont allés s’installer à New York en emportant le mambo avec eux. D’autres musiciens new yorkais, d’origine hispanique notamment, mais aussi des Portoricains comme Tito Puente et Tito Rodríguez, sont venus les rejoindre. C’est alors que le mambo acquiert un son nettement new-yorkais qui s’est par la suite répandu tout au long des États-Unis avec la célèbre « fureur du mambo ». Les ménagères fréquentaient les académies de danse de Arthur Murray et l’orchestre de Ricky Ricardo jouait du mambo dans le très populaire show télévisé I Love Lucy.

salsa-salsadelanteDans les années 1960, les jeunes musiciens new-yorkais ont enrichi le mambo de paroles à teneur sociale et d’éléments musicaux de Porto Rico et de la République dominicaine, en particulier des rythmes autochtones tels que la bomba, la plena et le merengue, ainsi que le jazz, le rock et la musique disco. Ce mélange chaud de sons a été baptisé « salsa ». Au cours de la décennie suivante la salsa n’a pas cessé d’évoluer et de se populariser. Elle s’est répandue par la suite dans le monde à travers l’Amérique latine et les Caraïbes – en particulier la Colombie, devenu centre de création de la musique salsa. Elle s’est aussi installée au Japon, où l’on trouve plusieurs orchestres de salsa de portée internationale, formés totalement de musiciens japonais.

À cette époque-là, les orthodoxes cubains étaient d’avis que la musique salsa n’existait pas. Les puristes, pour leur part, disaient que la salsa n’était qu’une déformation du son cubain, alors que pour les extrémistes le mambo n’était même pas un style indépendant. Or, toutes ces conceptions changent au début des années 1980 lorsque des musiciens comme Elio Revé et Adalberto Álvarez commencent à introduire des sons typiques de la salsa dans leurs compositions. C’est alors que voit le jour NG La Banda (nouvelle génération). Ce nouvel ensemble prend la salsa de New York en l’enrichissant de sonorités du groupe de jazz latin cubain Irakere, reconnu pour son caractère innovateur, en utilisant les voix des choristes comme s’il s’agissait d’instruments rythmiques, en accord avec le rap qui venait de naître aux États-Unis et y incorpore les influences classiques apprises à l’école par tous les musiciens cubains. Voilà la genèse de la timba.

Le « mouvement » est devenu à la mode. D’autres noms ont fait irruption dans le monde de la salsa dont Issac Delgado, Klímax, Manolín El Médico de la Salsa… et bien d’autres encore. Des renégats musicaux, comme Los Van Van, ont changé leur son unique en y incorporant la nouvelle sonorité dans leur répertoire. De nouveaux groupes, comme Bamboleo, Paulito FG et Manolito y su Trabuco, sont entrés en scène avec leurs versions particulières de la timba.

 

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